Une étude menée en 2009 par l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis a constaté que les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère augmentaient les risques pour la santé humaine en raison des changements climatiques entraînés. Récemment, l’EPA a publié une proposition de réglementation visant à annuler la déclaration de danger qui avait été émise à la suite de cette étude. Dans le but d’éclairer l’EPA sur la présence actuelle de ces dangers, les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine ont entrepris une étude visant à évaluer les preuves scientifiques disponibles depuis 2009 concernant l'impact des GES d'origine humaine sur la santé. Cette étude a révélé non seulement que les conclusions tirées en 2009 par l’EPA étaient exactes et qu’elles sont aujourd’hui étayées par des preuves encore plus solides, mais aussi que de nos jours, il existe des risques supplémentaires qui n’étaient pas apparents en 2009. En effet, l’une des conclusions des National Academies montre que l'exposition à la chaleur extrême, à l'ozone troposphérique, aux particules en suspension dans l'air, aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux allergènes atmosphériques a une forte incidence, entre autres, sur les maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales, puis sur la santé mentale, et ce, dans les groupes plus à risque, dont les travailleurs de plein air.